Conférence nationale des directeurs de centre
hospitalier
Conférence nationale des présidents de cme de
centre hospitalier
Conférence nationale des présidents de cme de
centre hospitalier spécialisé
COMMENT
ORGANISER L'Hôpital en pôles
pôles ET CONTRACTUALISATION
Même si le concept et quelques réalisations
expérimentales sont antérieures, le pôle est aujourd'hui étroitement lié à la
mise en place de la nouvelle gouvernance hospitalière.
L'ancien ministre Jean-François MATTEI en a fait une
idée majeure dans son discours fondateur du 26 juin 2003 et le projet
d'ordonnance en cours de finalisation lui donne une traduction
législative.
Cette future formalisation ne donne pas pour autant
une réelle définition du pôle. Le pôle n'est pas une fin en soi. Il est un moyen
pour atteindre un objectif en référence à quelques mots-clés : simplification et
décloisonnement de l'organisation interne des hôpitaux, contractualisation et
responsabilisation, délégation de gestion et intéressement. Sachant qu'au bout
du compte l'objectif est d'améliorer la qualité de la prise en charge du patient
par une plus grande cohérence et une meilleure efficience.
Le champ de la réflexion étant ainsi cerné, la mise
en oeuvre concrète implique de répondre à trois questions principales
:
·
Quelle logique
pour la constitution des pôles ?
·
Quelle contenu
pour le contrat de pôle ?
·
Quelles règles
pour le fonctionnement interne du pôle ?
Les réponses à ces questions ne peuvent pas ignorer
les autres volets d'une politique hospitalière réformée que ce soit le mode
d'allocation des ressources ou la mise en oeuvre de
l'évaluation.
-----
1.
Quelle logique pour la
constitution des pôles ?
Il est posé en principe que le pôle est un espace
d'organisation des soins ou d'activités concourrant aux soins. Pour optimiser
les ressources mises en oeuvre, cet espace doit être d'une dimension suffisante.
Il ne saurait donc être question d'opposer une logique médicale et une logique
de gestion, mais bien de trouver un point d'équilibre entre ces deux approches,
de telle sorte que le pôle apporte réellement une valeur
ajoutée.
1.1. La
cohérence médicale et soignante
Celle-ci doit être définie dans le projet de prise
en charge du patient, réunissant le projet médical et le projet de soins, et
constituant l'épine dorsale du projet d'établissement. La diversité de la
taille, des missions mais aussi de l'histoire des établissements empêche toute
modélisation à portée universelle.
D'autant plus qu'il n'est ni choquant ni inutile de
prendre en compte également la personnalité et les compétences spécifiques des
hommes et des femmes en place.
Quoiqu'il en soit, une concertation préalable
approfondie est nécessaire. De manière pragmatique, on pourra partir de ce qui
existe déjà (fédérations et/ou départements par exemple)
Divers types de découpage peuvent donc être
envisagés du plus rustique (par grand groupe de disciplines) au plus sophistiqué
(intégrant par exemple une logique matricielle). En tout état de cause, le choix
dépendra des orientations stratégiques retenues en matière de politique
médicale.
Les logiques sont donc nécessairement multiples
:
·
segmentation
par pathologie ou groupe de pathologies,
·
regroupement
par type de prise en charge,
·
réorganisation
entre services cliniques et services prestataires (dits
"medico-techniques"),
·
cohérence
géographique (notamment pour les établissements
multi-sites).
La mise en place d'un pôle se décline dans le temps
avec la définition d'étapes précédant l'atteinte de l'objectif final. Il
convient ainsi de prévenir tout risque de déstabilisation et de gérer certains
préalables : adaptation du système information, restructuration architecturale,
période de transition dans l'exercice des responsabilités
médicales.
La plus pertinente des logiques ne garantira pas en
elle-même la cohérence de la prise en charge du patient. En effet,
l'organisation en pôle reste principalement une organisation verticale. D'où
d'ailleurs la crainte de certains de voir s'ériger de nouvelles féodalités
dirigées par de nouveaux mandarins.
Il est donc indispensable de veiller également à une
organisation horizontale garantissant le parcours du patient entre les
pôles.
La notion de pôle doit donc être complétée par celle
de filière, coordonnant le suivi des patients dans les pathologies les plus
'multipolaires" comme par exemple le cancer ou le diabète.
L'émergence de la notion de projet médical du
territoire pose la question de la limitation de l'organisation des pôles à
l'intérieur des établissements.
Le pôle peut-il être interhospitalier ? Faut-il s'en
tenir à la fédération interhospitalière ? ou encore s'orienter plutôt vers le
groupement de coopération sanitaire ?
1.2. La
cohérence gestionnaire
Pour que la déconcentration, voire la
décentralisation de l'utilisation des moyens alloués contractuellement aux pôles
ait un sens, il est indispensable que ceux-ci disposent d'une taille suffisante.
Là aussi la notion de masse critique ne sera pas exactement la même d'un
établissement à l'autre. La recherche de l'homogénéité quantitative ne doit pas
conduire à une hétérogénéité qualitative.
Dans la mesure du possible, il est recommandé
d'éviter une trop grande disparité dans la taille des
pôles.
Il faudra donc tenir compte d'éléments aussi
"basiques" que le nombre de lits et places et le nombre d'agents. En effet, le
pôle doit permettre une mutualisation des moyens que le morcellement en services
avait tendance à empêcher.
1.3.
Quelques questions préalables...
D'autres interrogations surgissent inévitablement au
moment de la constitution des pôles :
·
celle de leur
"durée de vie" : les réformes se succèdant, les calendriers et les échéances se
téléscopent : SROS, autorisation d'activités, projets d'établissement, contrat
d'objectifs et de moyens et peut-être aussi en l'espèce durée du mandat des
chefs de service.
Ceci étant, la vie d'un pôle ne saurait être
inférieure, sauf situation exceptionnelle, à celle d'un projet
d'établissement.
Une pérennité plus grande est même sans doute
souhaitable, le principal facteur de changement devrait en fait se situer dans
l'évolution du mode de prise en charge des patients.
·
une deuxième
question est fournie par le mode d'adhésion à la constitution des pôles. Bien
sûr, celle-ci relève du projet d'établissement arrêté par le conseil
d'administration après avis des instances consultatives et demain sur
proposition du conseil exécutif. Cette réponse lapidaire n'est pourtant pas
suffisante. La stabilité et le bon fonctionnement de la nouvelle structure
nécessitent un minimum d'adhésion de ses composantes.
On pourrait parler alors de "volontariat
dirigé".
·
la troisième
question, corollaire de la précédente concerne l'exhaustivité et l'exclusivité
de l'organisation en pôle.
En d'autres termes, si l'on part des services
actuels, doivent-ils tous se regrouper en pôle et un même service peut-il
appartenir à plusieurs pôles ? Les réponses proposées sont les suivantes
:
à
si la
généralisation de l'organisation en pôle doit être obtenue à terme, elle peut
s'étaler dans le temps, en principe la durée d'un projet
d'établissement,
à
si
l'appartenance "multipolaire" parait compliquée à mettre en oeuvre, on peut
imaginer la formule d'un service intégré dans un pôle ayant un statut de "membre
associé" d'un autre pôle.
Des dispositions particulières peuvent être prises
pour intégrer les "petites minorités" (service ou activité à taille réduite) ou
tenir compte du caractère transversal de structures spécifiques (DIM, santé
publique, vigilance et gestion des risques,
qualité/accréditation).
1.4.
... et une question finale
Pour que le pôle constitue un niveau opérationnel
tant dans la prise en charge du patient que dans la mise en oeuvre des
ressources, il ne saurait simplement se réduire à une strate supplémentaire
fut-elle décisionnelle.
Pour que le pôle constitue réellement un espace de
liberté dans lequel se concrétise une gestion décentralisée, il ne peut que
transcender la notion de service. Le débat sur la disparition à terme des
services ne doit pas être éludé. Sachant qu'il s'accompagne d'une perspective de
revalorisation de la notion d'unité fonctionnelle à qui on accorderait enfin un
véritable fondement médical.
L'évolution de l'accréditation fait d'ailleurs de
l'unité fonctionnelle le lieu privilégié d'évaluation des pratiques
professionnelles. A terme, l'organisation interne du pôle pourrait être fondée
sur la notion d'entité médicale de spécialité qui se substituerait aux deux
notions actuelles de service et d'UF.
Si dans une période de transition, le service peut
être maintenu comme point de repère, ceci ne doit pas conduire à la constitution
d'un mille feuilles dans lequel le pôle ne serait qu'une couche de
plus.
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2.
Quel contenu pour le
contrat de pôle ?
Le contrat de pôle constitue la déclinaison interne
du contrat d'objectifs et de moyens signé par l'établissement avec l'Agence
Régionale de l'Hospitalisation.
Il est donc de même nature. Il vise à définir les
objectifs du pôle pendant la durée d'exécution du projet d'établissement et à
lui allouer les moyens en conformité avec la programmation pluriannuelle des
investissements et l'état annuel prévisionnel des recettes et des dépenses
d'exploitation.
Dans ce cadre, le contrat décrit les conditions de
délégation de la gestion des moyens et aborde donc la question de
l'intéressement.
2.1.
Contrat et projet d'établissement
Si le contrat décrit l'espace de liberté du pôle
(engagement de la direction) il lui confie également la part de réalisation du
projet d'établissement qui lui incombe et l'obligation de rendre compte de
l'usage fait des ressources déléguées (engagement du
pôle).
Il faut être conscient que l'organisation en pôle
comporte un risque de balkanisation paradoxalement plus important que
l'organisation actuelle en services. En effet, la réforme peut conduire à la
constitution "d'états balkans"
certes moins nombreux, mais du coup plus forts.
Le contrat doit donc veiller à la cohérence d'une
politique d'établissement plus participative mais non moins solide. Ainsi on
veillera à l'engagement du pôle dans les démarches transversales : vigilances,
relations avec les usagers, maîtrise de la prescription, politique de formation,
recherche clinique, partenariat avec les autres structures et professionnels de
santé, etc...
De manière générale, le pôle fonctionne selon les
règles communes à l'établissement notamment en matière de politique sociale et
de gestion des ressources humaines.
Il transmet les informations réglementaires et / ou
contractuellement convenues permettant le suivi et le bilan de l'exécution du
contrat, à travers des indicateurs eux aussi fixés d'un commun
accord.
Ce fort ancrage du pôle dans la politique
d'établissement n'est pas exclusif de la mise en oeuvre d'un projet spécifique
au pôle, bien au contraire puisque le contrat a aussi pour objet d'allouer au
pôle les moyens nécessaires à sa réalisation. Le contrat ne saurait être léonin.
Et si l'organisation en pôle constitue une évolution profonde de la culture
médicale hospitalière, elle remet aussi en cause une culture gestionnaire fondée
sur un centralisme parfois peu démocratique.
2.2. Le
champ de la délégation
La dénomination dite de "délégation de gestion" ne
doit pas conduire à une ambiguïté : la délégation porte sur la mise en oeuvre
des ressources allouées et non sur les tâches de gestion elles-mêmes. C'est
d'ailleurs pour cette raison qu'il n'apparaît pas nécessaire a priori d'affecter
à chaque pôle un cadre administratif comme cela est quelquefois suggéré. Par
contre, il est indispensable que la direction et les services administratifs et
logistiques s'organisent de telle sorte que leur accessibilité par les pôles
soit simple et lisible.
Pour ces diverses raisons il est proposé de
substituer la notion de "délégation de management" à celle de "délégation de
gestion". Il apparaît ainsi plus clairement que l'autonomie du pôle s'exerce
dans l'organisation de la production des soins par l'optimisation des ressources
qui lui sont allouées pour atteindre les objectifs fixés.
Le débat sur la valeur juridique du contrat doit
être évacué. La gestion d'un éventuel conflit entre les co-signataires ne peut
certainement pas se régler devant un tribunal
administratif.
De même il n'est pas souhaitable d'aller vers une
délégation de signature dans les domaines des attributions propres du directeur
(autorité investie du pouvoir de nomination, personne responsable des marchés).
Une telle délégation placerait le chef de pôle sous l'autorité hiérarchique du
directeur, situation contradictoire avec une logique
contractuelle.
Les ressources humaines constituent une part
essentielle du champ de la délégation. Le contrat devra aborder tous les aspects
de la politique du personnel, y compris médical : détermination des ressources
(effectif-cible), recrutement (profil de poste et affectation), mouvements
internes, gestion des quotités de temps de travail, remplacements de courte,
moyenne et longue durée, formation continue, évaluation.
Deux points doivent être fondamentalement éclaircis
:
§
latitude du
pôle dans l'organisation du travail par rapport au rôle du CTE et des syndicats
(transfert de "compétence" du CTE au conseil de pôle ?)
§
autorité du
chef de pôle sur l'encadrement et le personnel soignant par rapport à l'actuelle
"hiérarchie infirmière" (recentrage du rôle de la coordination générale des
soins vers des missions plus fonctionnelles et plus transversales
?).
La question des ressources matérielles même si elle
est moins sensible ne doit pas être négligée.
En matière d'investissements, le contrat de pôle
reprendra les plans arrêtés au niveau de l'établissement : travaux, équipements
médicaux, hôteliers, logistiques et informatiques. Le pôle sera le lieu de
recensement et de priorisation des choix.
Les fournitures et les consommables médicaux ainsi
que les actes d'imagerie et de biologie devront faire l'objet de contrats
spécifiques avec les pôles prestataires sur la base du respect des bonnes
pratiques.
Enfin les fournitures et consommables hôteliers
ainsi que les petits travaux seront traités par délégation d'enveloppes
annuelles.
2.3. Et
mon "budget", monsieur le directeur ?
Cette question en appelle plusieurs autres, plus
précises :
§
le budget du
pôle comporte-t-il l'ensemble des dépenses, tous groupes confondus
?
§
quelle
fongibilité entre les groupes de dépenses ?
§
comment sont
ventilées les ressources allouées à travers les tarifs des GHS et qui ne
rémunèrent pas les seules activités du pôle (séjours "multipolaires", pôles
"prestataires") ?
§
comment est
définie la marge d'intéressement ?
§
dans les
dépenses d'investissement, quelle part pour les choix du pôle par rapport au
plan d'équipement médical de l'établissement ?
Si les réponses précises appartiennent à chaque
établissement deux repères peuvent néanmoins être posés :
§
il ne saurait y
avoir de rapport mécanique entre tarification à l'activité et budget de
pôle
§
les modalités
d'intéressement qu'introduira le contrat de pôle ne sauraient effacer la
solidarité à l'intérieur d'un budget qui restera un budget
d'établissement.
La transparence dans l'allocation des ressources aux
pôles est indispensable à la réussite de la réforme.
La comptabilité analytique est un outil de cette
transparence.
Les espaces de liberté sont là pour permettre au
pôle d'atteindre ses objectifs. Ils doivent être définis de manière réaliste et
ne peuvent faire abstraction d'un environnement réglementaire et financier dont
le poids ne va malheureusement pas s'alléger. Les conditions actuelles de mise
en oeuvre de la T2A font craindre une absence de lisibilité peu favorable à une
politique de projets. C'est pourtant autour de ces projets fixés avec les pôles
que doit se décliner leur management y compris dans la dimension de
l'intéressement.
Une fois cette démarche consolidée, il pourrait
cesser d'être iconoclaste de parler d'intéressement individuel. La réforme du
statut des praticiens hospitaliers est l'occasion d'aborder cette vision de la
modulation des rémunérations, que la prime de service de la fonction publique
hospitalière permet par ailleurs de mettre en oeuvre (au moins
virtuellement).
3.
Quelles règles pour le
fonctionnement interne du pôle ?
Une fois l'ordonnance promulguée ces règles feront
l'objet d'un décret d'application dont le projet est déjà connu, du moins en ce
qui concerne la composition du conseil de pôle. Celle-ci ne diffère pas
fondamentalement du conseil de service, la différence essentielle étant
introduite par la mise en place d'un processus de désignation des membres par
élection.
Ce changement est positif car le mode actuel de
désignation des membres des conseils de service est certainement une des causes
du relatif échec de ces structures.
3.1. Le
conseil de pôle, outil d'une démarche participative
On peut reprocher au débat sur la nouvelle
gouvernance d'être quasi exclusivement consacré à une question de pouvoir entre
directeurs et médecins notamment autour du conseil
exécutif.
Or, que sont les pilotes sans équipage ? Les
conseils de pôle doivent être le lieu d'expression des membres de l'équipage
avec une place spécifique reconnue aux cadres. Là aussi il faut tirer les
enseignements mitigés du fonctionnement des conseils de service. Il sera donc
exigé un avis obligatoire du conseil de pôle sur les orientations du pôle et les
modalités de leur mise en oeuvre.
La réussite du pôle dépendra également de la
collégialité médicale qui s'y exercera. C'est la raison d'être d'un conseil
médical de pôle qui devrait regrouper au moins tous les praticiens
hospitaliers.
L'implication de l'ensemble de la communauté
médicale dans le changement passe par une telle structure.
3.2.
Organigramme et pilotage du pôle
Démarche participative ne signifie pas utopie
autogestionnaire.
La structure du pôle sera précisée par un
organigramme de l'encadrement médical et soignant définissant les champs de
compétence et les attributions de chacun.
La question des missions et des pouvoirs du chef de
pôle est centrale. Le projet d'ordonnance ne lève pas l'ambiguïté du rôle
respectif du chef de pôle et des chefs de service. Il y a là un facteur de
blocage majeur. Il appartiendra donc à chaque établissement de gérer cette
'"concurrence" et peut-être même faudra-t-il la gérer différemment à l'intérieur
de chaque pôle.
Le problème de l'autorité médicale du chef de pôle
concerne l'ensemble des praticiens hospitaliers du pôle.
A défaut d'une réponse hiérarchique, il faudra au
moins régler les aspects fonctionnels. Les réponses seront-elles apportées par
la négociation statutaire débutante ? La mise en place d'une contractualisation
de l'engagement local d'un praticien hospitalier apporterait une approche plus
objective autour de l'évaluation de l'activité et des
pratiques.
La question de l'autorité du chef de pôle sur le
personnel soignant à travers le cadre du pôle n'est pas moins délicate dans la
mesure où elle remet en cause l'organisation de la hiérarchie
actuelle.
On pourrait atteindre là le cœur des obstacles au
changement. Seul un mode de management fondé sur le contrat et l'évaluation
permettra de contourner la difficulté.
De telles pratiques ne s'improvisent pas. Elles
devront s'acquérir à partir d'une politique de formation commune
médecins-cadres.
Il n'est toutefois pas souhaitable que se constitue
un corps professionnalisé de praticiens hospitaliers gestionnaires. Il faut
réfléchir également à la prévention du cumul des mandats. Quid par exemple de
l'incompatibilité des fonctions de chef de pôle et de président de CME ? Il
conviendra de s'en remettre aux limites que la réglementation fixera sachant
qu'il faut intégrer aussi les contraintes de la démographie
médicale.
4.
Et la psychiatrie
?
Le projet d'ordonnance fait une place à part à la
psychiatrie en donnant au secteur la légitimité d'un futur pôle et en rappelant
la spécificité statutaire des chefs de service de
psychiatrie.
La psychiatrie ne doit pas pour autant rester en
marge de la nouvelle gouvernance.
A maints égards on peut même considérer que la
pratique sectorielle contient certains prémisses de la logique polaire (prise en
charge globale et multiprofessionnelle du patient).
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