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Pourquoi l'ORSPERE ?

Localisé à Lyon-Bron à l'hôpital du Vinatier, l'ORSPERE est soutenu par l'Agence d'Hospitalisation Rhône-Alpes et par la Direction de l'Action Sociale (Ministère de l'Emploi et de la Solidarité).

L'ORSPERE anime depuis 1993, un débat sur la santé mentale et l'exclusion. Cette réflexion est partie d'un double constat :
  • Celui d'une difficulté à intervenir des professionnels sanitaires et sociaux qui se trouvent de plus en plus souvent face à des situations non catégorisables en l'état actuel des connaissances de la psychiatrie.
  • Celui d'une souffrance des individus qui se pose dans un contexte non réductible à une problématique psychiatrique. Cette souffrance indiscutablement psychique du point de vue de la personne qui l'éprouve, peut tout autant être qualifiée de sociale par ses déterminants et le contexte indiscutable où elle apparaît. Cette situation représente un enjeu clinique qui interpelle les acteurs de la santé mentale.

Ses objectifs

  • Travailler à ce que les personnes confrontées à la souffrance en rapport avec l'exclusion, professionnels ou populations, puissent bénéficier d'un usage adéquat des systèmes de soins et de santé, contribuant à une amélioration de la santé mentale.
  • Construire, au niveau régional, un lieu de réflexion permanent facilitant le transfert, la capitalisation et la production de nouveaux savoirs et savoir-faire (interdisciplinaires et inter-institutionnels) à partir de la confrontation systématisée des différents champs du sanitaire, du social, de la justice, de l'éducatif et de l'insertion.
  • Valoriser les connaissances, diffuser les informations à destination des citoyens et des populations concernées. Faciliter les échanges et le partage des savoirs entre populations et professionnels de santé. Plus particulièrement, une politique de prévention positive en matière de santé mentale doit être définie avec les populations et non pas seulement pour elles.
Pour l'essentiel, ces objectifs se sont intégrés dans les orientations nationales du RNSPP (Réseau National Souffrance Psychique et Précarité) dont il est le siège social par convention en date du 17 juin 1999.

L'ORSPERE sur le terrain

Depuis 1996, l'ORSPERE approfondit sa présence sur le terrain selon différentes modalités :
  • Une mission d'appui régionale à la demande de certains partenaires (DDASS, DRASS, MRIE, Associations, Hôpitaux…)
  • La mise en place de réseaux sanitaires et sociaux sur la région Rhône-Alpes
  • La participation et l'organisation de colloques nationaux et internationaux
  • Des actions de formation et d'information auprès des professionnels de première ligne (infirmiers, éducateurs, bénévoles, associatifs…)
ACTIONS ENGAGEES

Parmi les actions engagées sur la clinique Psychosociale :
  • Un séminaire résidentiel de recherche clinique a lieu chaque année : en 1999 sur le thème : " Pertinence d'une clinique de la désaffiliation ? ", et en 2000, sur le thème : " Traumatisme et travail en contexte de précarité".
  • Des publications diverses, et plus particulièrement, un bulletin national trimestriel Santé Mentale Précarité intitulé RHIZOME (débats, informations, données cliniques…).

Une clinique psychosociale?

A la croisée de la santé mentale et du lien social, le travail de l'ORSPERE se concrétise par des actions de recherche et de formation sur la clinique psychosociale. Celle-ci se définit comme la prise en compte de la souffrance psychique lorsqu'elle apparaît sur les lieux du social, à l'occasion et autour de la perte des " objets sociaux " (travail, argent, logement pour l'essentiel).

A ce niveau, la différence entre pathologie franchement psychiatrique et souffrance psychique n'est plus pertinente : on se trouve dans une filière sociale qui fait identité.

Les formes cliniques d'expression de la souffrance s'étayent sur la perte des objets sociaux et sur les formes d'aide et d'assistance qui y répondent.

CELA NECESSITE POUR LES "PSY" :

  • Une révision des modalités ordinaires d'admission aux soins psychiatriques, lorsque ceux-ci sont nécessaires,
  • Une lecture psychodynamique des modalités de souffrance qui se déploient sur les lieux du social, sans que le cadre d'accueil ne soit indûment psychiatrisé.
  • Une définition claire de la place et de la fonction des uns et des autres, " psy " et " non psy ", face à cette souffrance autant psychique que sociale.